Trois mots à définir. C’est parti :
- La relecture est le nom usuel de la tâche qui englobe techniquement la révision et la correction.
- La révision, c’est la lecture critique et commentée de tout ce qui ne va pas ou de tout ce qui pourrait être amélioré dans un document, sur le plan de la langue bien sûr (ça, c’est la correction à proprement parler) mais aussi du style, de la précision des informations présentées et même parfois de la mise en page (si je travaille sur les épreuves finales). Après la révision, j’ai corrigé tout ce qui n’allait pas et amélioré tout ce qui pouvait l’être selon mon expérience. Parfois, je me contente de suggérer une modification, ou je demande à l’auteur du texte de vérifier une information qui m’est inaccessible, le prénom de sa petite-fille par exemple : s’appelle-t-elle vraiment Sybil, et non Sibylle ?
- La correction est une tâche plus restreinte, plus rapide et moins complète : il s’agit de se concentrer sur la grammaire et l’orthographe, un point c’est tout. Le respect des règles typographiques de base (en fonction ou non d’une marche typographique ou de conventions particulières décidées par l’auteur ou son éditeur/diffuseur) fait partie de ce qu’on appelle parfois orthotypographie : typographie et orthographe vont de pair, on doit donc prendre en compte la paire.
La révision est bien plus chronophage qu’une simple correction orthotypographique, elle est donc logiquement plus chère.